Magnétiseure-Naturopathe-Sophrologue

La ménopause vue par la naturopathie


La ménopause est presque toujours mal vécue par les femmes et on peut le comprendre. Sur le plan physique les modifications sont très importantes : diminution des hormones femelle et conservation des hormones androgènes. Ce déséquilibre a des conséquences qui ne tardant pas à se faire ressentir : les fameuses bouffées de chaleur – mais je considère que c’est le moindre mal ! – le prise de poids importante autour de 10kg – la chute de cheveux et le ramollissement des tissus, la perte d’énergie et le ralentissement du métabolisme basal.

Devant ce tableau apocalyptique, quelles solutions adopter ?

Les gynécologues ne s’accordent pas sur ce point. Il y a ceux qui prescrivent des hormones de synthèses qui vont mimer l’équilibre hormonal, mais les statistiques sont défavorables, à long terme les femmes traitées présentent plus de cancer que les autres. Et il y a les médecins qui, pour cette raison, refusent de traiter et vous disent que c’est la nature, faut faire avec.

Donc les solutions ne sont pas très encourageantes.

La meilleure option sera la prise en compte psychologique et pas seulement physiologique de l’événement. La ménopause c’est aussi la fin de l’âge d’or, le perte des capacités reproductrices et donc le passage dans une troisième phase de vie qu’il faut accueillir – what else ? – et préparer.

Heureusement la ménopause s’enclenche sur plusieurs années et si l’on est bien accompagnée que ce soit par un médecin de famille, un gynéco ou un naturopathe, on va pouvoir anticiper et minimiser les conséquences immédiates.

Premièrement dès les premiers signes significatifs: plus de règles pendant 4 à 6 mois, il faut s’attaquer à la prise de poids. En effet, moins d’oestrogènes a pour conséquences un affaiblissement de la thyroïde et du métabolisme basal. C’est normal, la nature a tout prévu : pourquoi consommer autant d’énergie si on ne se reproduit plus ? Il faut donc immédiatement changer sa diète quotidienne : diminuer les rations, préférer les protéines et les omega 3 qui sont des constituants essentiels des hormones, alors le peu qu’il en reste il faut bien le nourrir ! Dès que l’on a pris 3kg il faut RÈAGIR ! car les kilos vont s’accumuler et rien ne les arrêtera si ce n’est un changement total de nos prises alimentaires. Deuxièmement, puisqu’on consomme moins d’énergie il faut en dépenser plus. Comment ? en faisant du sport et du sport qui fait transpirer. Pourquoi ? Parce que les règles permettaient d’éliminer des toxines. Le corps des femmes qui doit accueillir la vie, ne peut pas se permettre d’être pollué. La nature a donc utilisé les règles pour éliminer le sang du nid non fécondé mais aussi les éléments toxiques. Voilà pourquoi nous avons des bouffées de chaleur ! Il s’agit d’un processus d’élimination des toxines par un émonctoire secondaire, la peau, qui remplace les règles. Et donc plutôt que les maudire il faut bénir ces bouffées de chaleur qui nous évitent l’intoxication, l’inflammation et ses cancer… Mais puisque c’est désagréable c’est à nous d’accompagner ce phénomène en transpirant : faire le ménage ultra couverte, aller faire de la marche rapide chaudement vêtue, pour transpirer, ou pour les moins actives faire du hammam et du sauna.  Voilà pour les bouffées de chaleur. Ces activités auront de surcroît un effet bénéfique sur les modifications de l’humeur dues au déséquilibre hormonal.

Et pour les autres effets secondaires quelles sont les options ? Si le traitement hormonal de substitution fait gagner du temps, rare sont les médecins qui le prescrirons au-delà de 5 ans, de peur d’avoir un procès en cas de cancer.  Mais, réjouissez-vous, il existe des méthodes naturelles qui, si elles ne vont pas faire remonter le temps, vont accompagner en douceur l’entrée dans cette autre phase de vie et améliorer nettement la situation. Cela commence par, nous l’avons vu, la maitrise du poids et se poursuit par une choix alimentaire riche en phyto oestrogènes. Les phyto oestrogènes sont des molécules végétales qui ressemblent au plan biochimique aux oestrogènes. Notre corps aura donc tendance à les confondre en quelque sorte, avec des hormones naturelles et à les utiliser dans ce sens. Mais il faut rester humble face aux résultats. En effet, la ménopause est un phénomène ultra complexe et génétiquement programmé. Donc on ne va pas aller contre la nature en mangeant du soja, des brocolis ou des tisanes de sauge. Nos gènes ont programmé la ménopause et l’entrée dans les 3e âge – mille pardon mais c’est une réalité – Alors allons nous nous résoudre à cette fatalité et regarder ce corps se dégrader sans rien faire ? Il faut à mon sens utiliser les forces de l’esprit pour soutenir l’action du corps. Nous savons que les premiers organites à être affectés par ces déséquilibres hormonaux sont nos « usines énergétiques », les mitochondries. Ce sont elles qui nous font exister, en produisant l’énergie nécessaire à toutes les transformations biochimiques de notre corps. C’est pourquoi je préconise de pratiquer la méditation en entrant en communication avec ces mitochondries afin, comme un coach avec ses équipes, de les motiver à continuer leur travail en s’adaptant aux nouvelles donnes biochimiques de la ménopause. En effet, cela ne se fait pas tout seul. Si l’on ne communique pas avec nos mitochondries, les déficits hormonaux vont les affaiblir et nous aurons : moins d’énergie, moins de vitalité, moins de fabrication de collagène ---> peau molle etc… Si on informe ces organites du changement et qu’on leur demande de s’adapter, elles vont, dans une certaine mesure, adapter leur fonctionnement.

Cela paraît fou ? En réalité il existe de plus en plus d’études sur les bienfaits de la méditation et sur le fait que nous soyons un  système symbiotique.

Pourquoi certaines personnes restent-elles « jeunes » toute leur vie et pas d’autres ? C’est en parti génétique et en parti en relation avec leur mode de vie. Mais pour la partie génétique rien n’est inéluctable. Vous avez entendu parler de l’épigénétique ! Et bien c’est par ce biais qui consiste à « lire » ou « ne pas lire » des séquences de notre génome, que l’on va agir sur les modifications que l’on croyait impossibles. Là encore, la méditation permet à des phénomènes que l’on croyait écrits pour toujours, d’être ré-écrits afin que le corps réagisse autrement.

En conclusion, si la ménopause est inéluctable, il existe des marges de manœuvre pour réguler son inexorable avancée et atténuer ou retarder les conséquences. En abordant la question sur ses différents plans : physio, émotionnel, mental et spirituel, on améliore la manifestation objective et les ressentis subjectifs de la ménopause.

Un dernier conseil, ne restez pas isolée quand cela se produit, ça n’est pas une honte, c’est un fait de la vie. Faites vous accompagner, réfléchissez aux options qui vous sont proposées et choisissez celles qui vous correspondent le mieux et que vous serez à même de mettre en œuvre, et vous verrez que le petits désagréments deviennent vite mineurs si l’esprit de joie vous habite. Car au final, c’est lui qui donne le ton à l’orchestre.

 

 


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